L'institut Shastri

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Prof. John Sinclair

Écouter les gens de la place pour qu’ils soient entendus

Il a perdu le compte du nombre de fois où il s’est rendu en Inde, mais John Sinclair ne se fait pas d’illusion sur la valeur de ces voyages. « Ça a été une chance qui a changé ma vie et celle des étudiants qui sont allés », raconte M. Sinclair, professeur et directeur associé du Natural Resources Institute de l’Université du Manitoba.

M. Sinclair a fait son premier voyage en 1994, accompagnant deux professeurs financés par l’Institut indo-canadien Shastri. Certains de ses voyages subséquents ont été financés par l’Institut, et pour M. Sinclair, qui est maintenant âgé de 46 ans, ces premiers voyages ont été critiques dans la définition de son domaine d‘études. « Ça a été énormément enrichissant sur le plan personnel et professionnel, dit-il. Je peux maintenant dire que j’ai un domaine d’expertise en Inde : l’Himalaya. »

Le travail de M. Sinclair dans la région visait à trouver des façons pour que la voix de la communauté soit entendue et qu’elle soit impliquée dans les décisions qui l’affecte. Avec ses étudiants, il étudie les problèmes entourant la gestion des ressources et le développement. La gestion des ressources touche notamment aux pratiques forestières; le développement comprend l’évaluation des impacts des barrages hydroélectriques sur les populations locales. « Nous apportons notre soutien par des faits qui ne seraient pas connus autrement, explique M. Sinclair. Comme les gens de partout dans le monde qui ont été touchés par les impacts du développement, ces gens veulent être entendus. »

L’ensemble de son travail n’est pas financé directement par l’Institut Shastri, mais M. Sinclair à réussi à utiliser des subventions de l’Institut comme levier financier pour sécuriser d’autre financement. « Les subventions de l’Institut Shastri ont pratiquement stimulé tout le travail que nous faisons en Inde, dit-il. Ils ont eu un effet boule de neige qui nous est favorable. »

Cela signifie que depuis 1994, environ 30 étudiants gradués ont voyagé vers l’Inde. En général, ils mènent des recherches pendant trois mois, pour apprendre des choses qu’ils ne trouveraient dans aucun livre. « On leur enseigne les valeurs d’être un penseur flexible, la richesse du savoir détenu par les gens de la place et la valeur d’une approche multidisciplinaire, explique M. Sinclair. »

Ces introspections ne se limitent pas aux étudiants canadiens, car M. Sinclair et le Natural Resources Institute travaillent avec des étudiants indiens de divers établissement, dont l’Université de Delhi et l’Université Himachal Pradesh. Ces ententes exposent les étudiants locaux à différentes méthodes de recherche et signifient que le travail entrepris bénéficie aux deux parties. « Nous aidons au renforcement des capacités non seulement de la population locale, mais aussi, de façon plus importante, des étudiants indiens », dit M. Sinclair, qui prouve que, dans l’Himalaya, de nombreuses choses peuvent faire boule de neige.

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