Deviah Aiama
Ce cours de séminaire de quatrième année à l’Université Queen’s n’a pas seulement fait partie intégrante des études de premier cycle de M. Aiama, mais a été un moment pivot qui allait l’introduire à l’Institut indo-canadien Shastri et le mettre sur la voie qui allait le mener à son travail actuel.
Le professeur du cours de durabilité de l’environnement était Gary vanLoon, aujourd’hui président de l’Institut indo-canadien Shastri. « Le professeur vanLoon a mentionné qu’il menait des recherches en Inde et j’avais un intérêt pour les liens entre l’Inde et le Canada, et l’Institut Shastri offrait une parfaite possibilité pour cela », dit M. Aiama qui est né a Vancouver et a grandi à Bangalore.
Mais ce n’est que quelques années plus tard que M. vanLoon encourageait M. Aiama à participer au projet de recherche appliqué de l’Institut Shastri (SHARP). Après l’obtention de son baccalauréat en biologie environnementale à l’Université Queen’s, le jeune homme, maintenant âgé de 27 ans, a accepté un poste de consultant en environnement en Californie avant de poursuivre ses études graduées deux ans plus tard, en participant à un projet SHARP.
En janvier 2005, M. Aiama s’envolait pour Chennai où il visiterait quatre villages différents en six mois en collaboration avec le Madras Christian College. Son travail de maîtrise impliquait l’utilisation de la biodiversité comme indicateur d’utilisation durable du territoire dans les terrains agricoles tropicaux. Même si M. Aiama a grandi en Inde, il n’avait jamais vécu dans ses zones rurales. « J’ai passé un mois dans chaque village et ça m’a vraiment ouvert les yeux, dit-il. Ça m’a exposé au style de vie villageois et aux problèmes que vivent ces communautés au jour le jour… j’ai eu une perspective vraiment unique des paysages ruraux que je n’aurais peut-être pas eue autrement. »
À la fin de sa maîtrise ce printemps, M. Aiama a accepté un poste au ministère des Ressources naturelles du gouvernement fédéral à Ottawa à titre d’analyste politique en septembre – une opportunité qui a beaucoup à voir avec le SHARP d’après lui.
« Durant l’entrevue, j’ai beaucoup parlé de la recherche que je faisais pour ma maîtrise… je travaillais avec les communautés là-bas, donc il y avait définitivement des aspects sociaux et économiques que je devais considérer de façon à faire des recommandations qui soient réalistes. »
Selon M. Aiama, le financement de l’Institut Shastri lui a permis de tenir un rôle de leadership dans sa recherche et d’appliquer ses connaissances à ses futurs agissements. « Ça m’a donné une très bonne base… dans la recherche à l’étranger où il faut gérer beaucoup de problèmes qui sont plus compliqués, car vous êtes loin de vos professeurs… et parfois les ressources sont limitées dans les universités d’accueil.
Je suis très reconnaissant d’avoir pu vivre tant d’expériences différentes durant ma maîtrise, car ça a contribué de nombreuses façons à ce que je suis devenu aujourd’hui. »
Plus de profilsIl s’agit de la première conférence binationale et bilingue de ce genre présentée par l’Institut indo-canadien Shastri. Considérant l’important héritage francophone de Pondichéry et la présence de l’Université de Pondichéry sur la scène académique de l’Inde, cette conférence promet d’être hautement bénéfique pour tous les participants. Cet événement sera d’un intérêt particulier pour tous les chercheurs et les instituts du Québec francophones et anglophones aussi bien que pour leurs collègues de l’Inde. La participation à cette conférence est ouverte à tous les instituts à travers le Canada. Continue...
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